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  • My Canadian Adventures

3 ans au Canada

Dernière mise à jour : 8 nov. 2021

Le temps passe si vite. Il y a 3 ans, je m'envolais pour la plus belle aventure de ma vie. Je prenais l'avion avec pleins d'incertitudes en tête.



Pour fêter cela, j’avais envie de revenir sur certains aspects de mon expérience.



 

Ma vie professionnelle

Mon PVT étant fini depuis un an, je suis actuellement en permis de travail fermé (A75) en attendant ma résidence permanente.


Pendant ces quelques années, j'ai eu le temps de réfléchir pour savoir ce que je voulais faire côté vie professionnelle.

Avant de venir à Montréal, je venais de finir mes études pour être technicienne de laboratoire en microbiologie. Après une année d'alternance assez houleuse, je suis arrivée au Canada peu sûre de vouloir continuer dans cette branche.

En septembre 2019, j'ai commencé à travailler au Parc Jean Drapeau. Mon poste n'a rien à voir avec ce que j'ai étudié. Mais je me sens beaucoup plus épanouie dans ce que je fais qu'avant. L'équipe est top, l'entreprise est bienveillante avec ses employés, le cadre de travail est si agréable.

Je me dis que la vie de laboratoire est loin derrière moi, j’aime beaucoup m’occuper de clubs sportifs. Alors pourquoi pas dans les années à venir, tenter d’évoluer dans ce domaine?




Une nouvelle passion


Depuis mon arrivée à Montréal, je me suis découvert une passion pour la photo.

J’ai eu la chance en 2019 de faire des photos pour les Francos de Montréal. Et c’était juste incroyable! J’ai adoré cette expérience. Pouvoir être juste devant la scène pour prendre les artistes, la foule en photo c’était magique!

Petit à petit, je prends le temps d’apprendre. Je m’amuse pendant mes sorties, mes balades à tout prendre en photo. C’est quelque chose que j’adore et j’aimerais à l’avenir monter un projet autour de la photo.





Ce que ca m’a apporté


L’expatriation nous permet d’apprendre beaucoup sur nous-même.

J’ai appris à quel point je pouvais être indépendante et arriver à me débrouiller seule.

J’ai appris a m’écouter, à faire passer en avant mes envies, mes projets.

J’ai appris qu’être heureuse ne veut pas dire suivre la même route que tout le monde.

J’ai appris qu’il faut écouter ses émotions et ses sentiments.

J’ai appris que j’étais capable de beaucoup plus que ce que je pensais.


Mais c’est aussi compliqué. Le manque de la famille est parfois dur à supporter.

Ces dernières années je me suis aussi rendue compte que la plupart des gens que l’on rencontre entrent et sortent de notre vie. Que leur passage ait été porteur de bonheur ou non, ces personnes nous permettent d’apprendre quelque chose, d’évoluer.





Les voyages


Pendant ces 3 ans, j’ai eu la chance de bouger un peu. Entre mes week-end aux us et les week-end en chalet, j’aime découvrir les environs.

En arrivant en 2018, je suis partie une semaine à New York. J’avais adoré! Pendant l’année 2019, j’ai pu m’organiser quelques fins de semaines à New York ou à Burlington dans le Vermont.

Au cours de cette même année, je suis allée plusieurs fois visiter la ville de Québec et plusieurs parcs nationaux du Québec.

Et j’aime de plus en plus ça, voyager.

C’est tellement plaisant de savoir que la frontière américaine n’est qu’à une heure de chez nous et qu’il y a pleins de parcs nationaux aux alentours. J’ai vraiment hâte de reprendre la route et découvrir encore plus d’endroits!



L’immigration


Ahhh l’immigration...

Quand on est dans son pays d’origine, ce mot n’a pas le même sens que lorsque l’on s’expatrie. On découvre à quel point c’est compliqué, cher, stressant. On découvre que lorsque l’on s’expatrie dans un pays, c’est qu’on le veut vraiment. Parce qu’avec toutes les galères que ça apporte, il faut être motivé. Je ne m’attendais pas du tout à ça avant de venir.

Mais je fais front et je m’arme de patience!





Mes meilleurs souvenirs


En 3 ans on a le temps de se créer beaucoup de souvenirs.


J’ai eu tellement de beaux moments partagés avec de belles personnes.

Il y a eu des moments compliqués mais aussi des fous rires, du bonheur, des rencontres incroyables.

Il y a eu des sorties, des soirées, des BBQ, des week-end en chalet. Parmi tout ça, je pense d’abord à la fois où j’ai fait du chien de traîneau. Je rêvais de faire ça depuis mon enfance.

Mais aussi à tous les festivals qui ont lieu à Montréal, aux voyages,

J'ai adoré faire découvrir à ma famille mes endroits préférés de Montréal et emmener ma sœur à New York.

Je sais que je me souviendrai toujours de ce que je suis en train de vivre.




Du positif et du négatif


Une expatriation a du positif mais aussi du négatif.

Eh oui, ce n'est pas tout rose tous les jours malgré ce qu'on peut montrer sur les réseaux sociaux.

Comme je l'ai dit avant, le manque de la famille est compliqué à gérer à certains moments.

Ça m'est déjà arrivé de me demander si je ne faisais pas une bêtise en étant ici, si je ne devrais pas être avec eux en France.

Au niveau santé, même si j’ai le droit à la RAMQ et que j’ai une assurance privée de mon employeur, ça n’a pas toujours été le cas. Et les frais médicaux ne sont pas les mêmes qu’en France.


En 3 ans, j’ai eu le temps de remettre plusieurs fois ce projet en questions.

Mais je me suis toujours rendue compte que je ne pouvais pas partir d’ici.

En effet, je ne me suis jamais sentie aussi bien qu’en étant à Montréal.

La mentalité québécoise est si différente de la mentalité française. Les gens sont plus gentils, les opportunités d’emploi plus nombreuses et la vie est plus agréable à Montréal.





Ce que je retiens de cette expérience


Sauter le pas et prendre la décision de partir loin de sa famille, sortir de sa zone de confort n’est pas chose facile.

Mais parfois c’est la meilleure décision que l’on puisse prendre.

Au bout de 3ans, je me rends compte que je ne suis pas faite pour vivre en France. Je ne regrette absolument pas mon choix, même pendant mes périodes de doute.

On dit toujours qu’il ne faut jamais dire jamais, mais je ne me vois pas rentrer en France. Ma maison, ma vie sont ici maintenant.


Je finirai en te conseillant de suivre tes rêves, de t'écouter.

J'ai toujours pensé que la chance n'existait pas. On provoque sa propre chance.

C'est bien plus facile d'envier ce que les gens montrent sur les réseaux que d'avoir le courage de sortir de sa zone de confort.



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